L’idée porteuse de la réforme de la formation professionnelle (loi du 05 Mars 2014) est de simplifier les règles et faire de chaque acteur : entreprise, salarié, un véritable acteur en matière de formation.

La réforme concerne et agit sur l’ensemble des points ci-dessous :

– CPF
– Entretiens professionnels
– CEP
– Financement de la formation
– Période de professionnalisation
– Contrat de professionnalisation
– Plan de formation
– Dialogue social dans l’entreprise
– VAE

Afin de vous accompagner dans l’explicitation de cette réforme nous vous proposerons toutes les semaines, un éclairage sur chacun de ces points.

Premier point : le CPF (Compte Personnel de Formation) :

Le CPF remplace le DIF (Droit Individuel à la Formation).

Ce nouveau dispositif concerne chaque salarié, demandeur d’emploi et jeune sorti sans qualification du système scolaire. Il permet de cumuler 24 heures par an de droit à la formation professionnelle jusqu’à 120 heures de formation, puis 12h par an supplémentaire dans la limite de 150 heures.

Le détenteur des heures est responsable et a la maîtrise de son compte, les heures sont mobilisables à son initiative exclusive, pendant ou hors de son temps de travail. Dans ce dernier cas, il n’a même pas d’autorisation à demander à son employeur.

Le compte est unique pour chaque personne et valable tout au long de sa carrière, quelle que soit son entreprise ou sa situation professionnelle, depuis l’âge de 16 ans et jusqu’à la retraite. Chacun doit créer son compte sur le site dédié à cet effet : http://www.moncompteformation.gouv.f qui permet également d’identifier une formation éligible CPF.

Dans le cas où le nombre d’heures acquises ne serait pas suffisant pour les formations envisagées, le candidat peut bénéficier d’abondements supplémentaires (OPCA, Pôle Emploi…). Suite à la mise en place du CPF, l’accès aux formations professionnelles à évolué car le CPF concerne principalement : des cursus diplômants inscrits au RNCP (répertoire national des certifications professionnelles), des CQP (certificats de qualification professionnelle) délivrés par les diverses branches professionnelles. Certaines formations spécifiques, pour l’obtention d’une norme réglementaire, par exemple, sont également accessibles, de même que les formations relevant du « socle de compétences ». Cependant, le système s’assouplit ainsi les certifications de langues telles que TOEIC et Bulats sont maintenant éligibles.

Vous souhaitez un complément d’informations? 

formation@mrhq.fr

Par Gwénaëlle